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Exposition temporaire

Du 13 avril au 31 août 2018

Au musée de la marine de Loire

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A l’atelier Couleur 136, à Orléans, Béatrice Grebot et Leena Noux préparent activement « Sous les songes », exposition qui se tiendra du 16 au 25 février au château...

Depuis septembre dernier, et jusqu’au 17 juin...

Le projet de ligne à grande vitesse divise

Écrit par Rédaction Terres de Loire le . Publié dans Opinions

L’enterrement du POCL est salué par les écologistes :

« Il y a quelques semaines, le Comité d’orientation des infrastructures (COI), présidé par Philippe Duron, remettait à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, son rapport conclusif pour une priorisation des infrastructures de transports. S’agissant du projet de ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL), ce rapport voté à l’unanimité par des élus de tous bords politiques, considère « qu’il est pertinent, au moins jusqu’à un éventuel réexamen dans dix ans de la question, de ne pas poursuivre les études du projet ».

 

Le rapport du COI reprend à son compte un argument développé depuis longtemps par les écologistes : la saturation de la LGV actuelle entre Paris et Lyon n’est pas d’actualité et n’interviendra en tout état de cause pas avant 2038, « du fait notamment de la mise en place du système d’exploitation ERTMS49 et de l’entrée en service de matériels TGV plus capacitaires ».

Il était temps que la mystification orchestrée depuis plusieurs années autour du POCL prenne fin, alors que chacun sait en réalité qu’il ne verra pas le jour avant un avenir très lointain et qu’il n’aurait de toute façon pas apporté de réponse adéquate aux attentes réelles des habitants du Cœur de France en matière de déplacements. Dès l’origine, les élus écologistes au Conseil régional Centre-Val de Loire ont tenu à questionner d’abord sa pertinence, en prenant en considération ses impacts environnementaux et son coût exorbitant (au moins 15 milliards d’euros). Cela nous a conduits en particulier à refuser de participer à la bataille des scénarios du POCL.

Que de temps et d’argent perdus depuis 10 ans autour de ce projet de ligne à grande vitesse ! Et ce n’est pas terminé : La Nouvelle République du 15 mars (édition Indre) a révélé que les Régions Île-de-France, Centre-Val de Loire et Auvergne-Rhône-Alpes, afin de reporter encore de quelques mois l’enterrement du POCL, souhaitent prendre à leur charge une « tierce expertise » dont le coût est estimé à 600 000€.

Plus que jamais, il convient d’arrêter d’orienter l’argent public vers de nouveaux projets de LGV et au contraire d’investir massivement en faveur de la maintenance, du renouvellement, de la modernisation et de l’optimisation du réseau ferroviaire existant, dont le vieillissement est très inquiétant. Alors qu’un autre rapport, remis au gouvernement par Jean-Cyril Spinetta, préconise la suppression à terme de 9 000 kilomètres de « petites lignes », la priorité doit enfin être accordée aux déplacements du quotidien !

En cherchant à croiser les approches et les problématiques propres à chaque territoire, les élus écologistes des différentes Régions concernées ont élaboré une alternative interrégionale commune aux projets de LGV POCL et Poitiers-Limoges. Cette alternative se base sur 3 axes structurants du réseau existant (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Nantes-Tours-Bourges-Lyon et Paris-Nevers-Clermont) tout en envisageant des infrastructures nouvelles là où elles sont nécessaires (entrée de l’agglomération lyonnaise, Y renversé au sud de Paris). Cette alternative serait 3 fois moins chère que l’addition des projets de LGV POCL et Poitiers-Limoges.

L’élaboration de cette alternative interrégionale par les écologistes a permis de définir un concept nouveau pour les déplacements moyenne-longue distance dans le Cœur de France et qui pourrait être adapté à d’autres parties de l’Hexagone : le Train à Haut Niveau de Service (THNS) qui concilierait rapidité, maillage des territoires, fiabilité, confort, accessibilité financière. Les élus qui se mobilisent aujourd’hui en pure perte pour obtenir du gouvernement qu’il « sauve » le POCL seraient mieux inspirés de prendre en considération cette alternative THNS et de financer une étude en ce sens. »

Les élus du groupe écologiste au Conseil régional Centre-Val de Loire


 

Le POCL « reste une ardente nécessité » pour Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret

« J’ai participé mercredi 14 mars, au ministère des transports, à la rencontre qui a eu lieu entre Élisabeth Borne, ministre des Transports et plusieurs élus et parlementaires des régions Centre-Val de Loire et Auvergne-Rhône-Alpes à l’initiative de Rémy Pointereau, président de l’association TGV Grand Centre.

Au cours de cette réunion, j’ai réaffirmé mon profond attachement à la réalisation de la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon (POCL), non seulement parce qu’il y a un risque de saturation de la ligne Paris-Lyon, mais parce que c’est un impératif majeur pour l’aménagement du territoire.

Soit on concentre les lignes à grande vitesse sur deux axes : Paris-Lyon-Marseille d’une part, Paris-Bordeaux d’autre part, ce qui n’est pas ma position, car entre ces deux axes il y a dix-sept millions d’habitants ! Soit on fait bénéficier ces dix-sept millions d’habitants et notamment les métropoles d’Orléans et de Clermont-Ferrand et des villes comme Bourges et Montluçon, du réseau TGV et alors on est dans une vraie perspective d’aménagement du territoire.

J’ai dit, avec d’autres, que les annonces récentes – qui n’ont d’ailleurs aucun caractère définitif –ne doivent en rien obérer notre détermination à voir ce futur TGV mis en œuvre.

C’est pourquoi j’ai demandé, avec tous les élus présents, le maintien des réserves foncières nécessaires, la poursuite des études et le lancement de la « tierce expertise » qui doit l’être dans des délais rapides. La ministre Élisabeth Borne, a répondu qu’en effet « il ne fallait pas injurier l’avenir. »
Cette position doit renforcer notre détermination à nous battre très activement pour cette future ligne TGV. »

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret

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