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Des familles orléanaises en plein défi alimentaire

Écrit par Olivier Rigaud le . Publié dans NATURE

Depuis septembre dernier, et jusqu’au 17 juin prochain, treize familles de l’agglomération d’Orléans participent à une expérience autour de leurs modes de consommations et de leurs habitudes alimentaires. Initialement lancée en Rhône-Alpes, cette opération a été reprise par la structure Graine Centre et soutenue par la Région Centre – Val de Loire. Sept structures engagées sur un groupe de travail alimentaire pendant deux ans se sont réparties les tâches sur le territoire.

 

Parmi elles, l’animatrice nature Marion (en Scoop à Odyséee création, en Sologne) accompagne deux équipes recrutées par le bouche-à-oreille : une à Lamotte-Beuvron (8 familles), et l’autre à Orléans (13 familles, soit une trentaine de personnes).

Ses objectifs consistent à faire la promotion des produits bio et locaux pour que les familles augmentent la part d’achat de ce type de produit sans accroitre leurs dépenses ; faire découvrir des produits locaux et faire connaître les producteurs aux familles pour construire un autre rapport à l’alimentation. Elle les a emmenées par exemple visiter la ferme urbaine d’un jeune maraîcher à Fleury-les-Aubrais.

Tout au long de l’année, les participants suivant différents ateliers : diététique (découvertes gustatives) ; cuisine, le 24 février prochain (objectif zéro déchets, que faire des restes dans le réfrigérateur ? Utiliser les fanes des carottes pour un deuxième plat…) et jardin (savoir-faire un potager). Ils rentrent régulièrement les achats effectués en circuits courts dans un logiciel pour un suivi précis des dépenses alimentaires.

D’après Marion, il y a une réelle prise de conscience : certains se rendent compte par exemple qu’ils achetaient bio sans se préoccuper de vérifier la provenance des produits. D’autres ne savaient plus trop où se tourner entre les marchés, les biocoops, les producteurs ou étaient freinés par la crainte de gaspiller en passant par une Amap. Ils ont appris à s’organiser entre eux, pour réaliser des achats groupés et gérer leur approvisionnement de façon saine et rationnelle.

L’idée, espère Marion, « c’est qu’ils essaiment et fassent émulation, qu’ils diffusent ces pratiques vertueuses. » L’année prochaine, une dizaine d’équipes supplémentaires devraient être créées, pour continuer à faire passer ce message simple : manger mieux ne signifie pas nécessairement payer plus. Le développement de ces bons réflexes passera aussi par le lien social, les échanges entre consommateurs, et entre consommateurs et producteurs, pour chacun comprenne l’autre. C’est tout le principe de l’alimentation positive.

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