Deux peintres sous les songes à l’atelier Couleur 136 - La délicate inquiétude

Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

 

En haut d’un escalier raide et rude comme ceux qui venaient autrefois y déposer du foin ou du grain, des visages fins et fragiles contemplent l’atelier de Béatrice Grebot. Toutes ses œuvres figurent l’humain, l’être derrière le masque, le sentiment sous le rêve. Des noir et blancs spécialement conçus pour l’exposition Sous les songes révèlent des personnes privées de parole : que veulent-elles nous dire ?

 

Racontent-elle une période pendant laquelle certains s’accaparent avec talent l’espace de l’expression au détriment des autres ? La peintre occupe délicatement le sien, d’espace, et sait transmettre son inquiétude, son acuité. Le geste est aussi spontané que l’intention, la main guidée par le cœur dessine des visages qui s’enchevêtrent, des visages qui se dissolvent. Comment exister dans cette multitude ? Des bois flottés viendront ajouter à cette figuration de notre quête existentielle : qui sommes-nous réellement, sous les songes ?

 

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