Les Nuits de Sologne au grand galop

Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

Les obstacles ont été nombreux sur la route des Nuits de Sologne. Mais l’association les a tous surmontés pour proposer à nouveau son spectacle pyrotechnique le premier samedi de septembre. D’ici là, quel défi ! Comme l’annonce Gérard Monchaux, l’un des membres fondateurs et trésorier : « Ce que l’on a fait en quinze ans, on doit le refaire en six mois ! »

Fini, en effet, le cocon végétal du Domaine de Chalès, à Nouan-le-Fuzelier, destiné aux plaisirs des chasses privées depuis le rachat de ces terres par Olivier Dassault. Place désormais, pour au moins six ans, au parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron. La Fédération française d’équitation louera en effet aux Nuits de Sologne une zone immense où tout reste encore à faire.

Les câbles enterrés sur le précédent site du Petit Neuteau sont inutilisables : trop courts ! Pour illustrer les nouvelles dimensions à exploiter, 900 mètres séparent le point de départ de l’électricité de son point d’arrivée ! L’espace est si vaste que le nombre de places assises va passer de 8 000 à 10 000 chaises. La tribune accueillera 500 personnes de plus.

La jauge ne connaît d’ailleurs plus vraiment de limite, d’autant que les parkings disponibles offrent eux-aussi de très grandes capacités. De 14 500 spectateurs maximum auparavant, l’association peut franchir maintenant la barre des 17 000. La recette augmenterait en conséquence, ce qui ne serait pas malvenu au vu des ambitions nouvelles et des investissements qui accompagnent ce déménagement.

Car les difficultés et les doutes rencontrés ces derniers mois ont fait naître des opportunités inattendues, l’occasion de franchir une étape, de passer aux Nuits de Sologne 2.0 ! E-billeterie à la réservation et scanners à l’entrée, fibre optique pour améliorer la qualité de la sonorisation et de l’éclairage, régie mobile, quatre écrans géants au lieu de deux… On entre dans la modernité et la démesure.

On manquait déjà de superlatifs pour décrire la puissance de ce spectacle, alors, à quoi doit-on s’attendre à partir de septembre 2018 ? Il en va de même pour le village d’accueil : certes, celui-ci perd le charme des cabanes en bois avec leurs toits de brémailles que les bénévoles avaient patiemment construits à Chalès. Il faudra se contenter de structures en toiles. Mais celles-ci seront plus nombreuses, exposant davantage d’artisans d’art et de métiers de bouches.

Les bandas seront toujours présentes pour rythmer la fin de journée et, pour lancer la soirée, le groupe orléanais de rock la Jarry jouera sur scène pendant 45 minutes. Avant cela, les bénévoles ne manquent pas de travail. En ce moment, ils démontent les structures installées à Nouan-le-Fuzelier et commencent à préparer la réception du public avec les institutions : préfecture, SDIS, gendarmerie...

L’écriture du conte est également en cours, comme la sélection des thèmes musicaux de la symphonie pyrotechnique qui se déroulera, comme toujours, en seconde partie. Ce sera, ce soir-là, l’aboutissement d’un véritable parcours du combattant pour l’association Nuits de Sologne, contrainte de changer de lieu et de s’adapter en un minimum de temps. Elle prouvera, par son abnégation, et dans ce gigantesque parc équestre fédéral, qu’aucun obstacle n’est infranchissable.

Pinocchio, le samedi 1er septembre, à Lamotte-Beuvron.

Billetterie ouverte jusqu’au dernier moment, toujours uniquement sur réservation.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Feuilletez tous nos numéros