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Les vinaigreries : Appel à Manifestation d’Intérêt

Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

Éléments forts du quartier Bourgogne, les bâtiments des anciennes vinaigreries Dessaux, édifiés après 1892, endormis depuis 1978, se préparent à une renaissance. Dans le cadre de sa politique culturelle, dont elle fait l’une de ses priorités, Orléans affirme sa volonté de transformer ce lieu en véritable fabrique pour les Arts plastiques et visuels. La Ville souhaite déléguer la direction et la gestion du lieu et lance un appel à manifestation d’intérêt pour faire émerger différentes propositions de valorisation de ce nouveau projet culturel.

  • Manga-sur-Loire

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    Concours de dessin manga sur le thème : « En couleur ».

    Date limite de participation le 25 avril.

    Exposition des dessins et vote du public, à la Médiathèque de Meung-sur-Loire du 2 mai au 2 juin.

  • Loches, « ville d’art et d’histoire »

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    Le label « Ville et Pays d’art et d’histoire » est attribué par le ministère de la Culture, après avis du Conseil national des Villes et Pays d’art et d’histoire. Il qualifie des territoires qui s’engagent dans une démarche active de connaissance, de conservation et de médiation du patrimoine architectural et de soutien à la création et à la qualité architecturale et du cadre de vie.

    L’objectif principal de ce label est d’assurer la transmission, aux générations futures, des témoins de l’histoire et du cadre de vie par une démarche de responsabilisation collective. Aujourd’hui, un réseau de 190 Villes et Pays labellisés offre son savoir-faire sur toute la France. La Ville de Loches a reçu ce label en 2000 au terme d’une candidature menée en lien avec les services de l’État.

  • L’or qu’a Manu

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    Un album signé Manu Lorcat est en cours de production au studio Nyima de Saint-Jean-le-Blanc. Rencontre.

    Il a la voix d’une falaise rongée par la houle, le visage d’un marin fouetté longtemps par les vents du large, les pognes épaisses d’un ouvrier à la solde de personne, les mots d’un poète sur la route et la tendresse du rockeur qui tombe le cuir. Il s’appelle Manu Lorcat. Il est parti de la région parisienne, il a fini par atteindre la Sologne via le Canada et une vie aux Antilles plus tard. C’est le hasard qui l’a ramené sur nos terres mais, d’une certaine façon, comme un message caché derrière le texte d’une chanson, c’était écrit.

    Manu fait la connaissance de Pierre Billon, auteur-compositeur, proche de Michel Sardou et Johnny Halliday, en région parisienne, et travaille avec lui pendant deux ans. L’horizon musical étant bouché en France, il part au Canada et lance une carrière qui le mène en Martinique. Une fois sur place, il arrache les cordes de sa guitare, pense faire autre chose « les pieds dans l’eau ». Mais la musique le rattrape, il y joue et chante des reprises pendant vingt-cinq ans.

  • À ceux de 2014

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    Les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale au cours de l’année qui vient, doivent nous inciter à la plus grande vigilance. Faisons preuve de la même clairvoyance que Roger Martin du Gard, qui s’étonne dans une lettre adressée à André Gide le 25 février 1933 : « L’analogie est par instants saisissante entre 1933 et 1913-14. […] Quel amoncellement de nuages noirs sur nos têtes… Il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer cette ombre qui s’étend progressivement (inéluctablement semble-t-il), sur l’Europe. »

  • Maurice Genevoix au-delà de la Grande Guerre

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    Maurice GenevoixMaurice Genevoix a vécu la Première Guerre mondiale. Il a raconté cette expérience bouleversante dans « Ceux de 14 ». Vous pouvez en découvrir une réédition chez Flammarion depuis 2013.

    Le prix Goncourt obtenu en 1925 pour Raboliot, roman qui évoque le destin tragique d’un braconnier en Sologne, a peut-être définitivement classé Maurice Genevoix parmi les auteurs régionalistes. Rémi des Rauches – l’amour de la Loire, de ses courbes, de ses mystères - en 1922, La dernière harde en 1938, Le roman de Renard en 1958 ou La forêt perdue en 1967 renforcent cette impression.

    © Roger SoulasPourtant, comme l’écureuil des Vernelles - masure des bords de Loire à Saint-Denis-de-l’Hôtel où il s’installe en 1928 - et qui, confiant, lui grimpe sur l’épaule ; comme ces migrateurs qui survolent ses funérailles en 1980 ; comme la côte bleue de Sologne qu’il distingue de sa table de travail, Maurice Genevoix reste un homme libre. Ce rouge-queue dont le regard noir plonge dans l’œil de l’écrivain : on ne l’enferme pas, on en garde le souvenir fixé d’une rencontre fugace et déterminante.

  • Robert Porchon, l’ami de Chevilly

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    Dix milliards de lettres ont été échangées pendant les quatre années de la guerre. « Presque tous les combattants, à l’été de 1914, griffonnaient vaille que vaille, sur quelque carnet de route, leurs impressions encore brûlantes », témoigne Maurice Genevoix dans L’œuvre, en 1961.

    Maurice Genevoix et Robert Porchon près de la tranchée de CalonnesParmi eux, Robert Porchon, son ami, originaire de Chevilly. Les deux hommes s’étaient croisés au lycée d’Orléans. Ils furent chacun le meilleur ami de l’autre, dans les bivouacs, les tranchées, les combats, au sein du 106e régiment d’infanterie.

  • Extraits de Carnet de route

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    Jeudi 10 septembre

    © G. Clémentin« Jour le plus effrayant de ma vie. A minuit, il commence à pleuvoir. Ça me réveille tout à fait. Tout à coup crépitement, sifflement de balles. C’est à la tranchée en face de nous. Je fais réveiller tout le monde, mais aussitôt je vois devant moi une ligne de tirailleurs. Je crois que ce sont les compagnies en face de moi qui se replient. Quand elles sont à quinze pas je constate que ce sont les Allemands. Il y en a au moins trois compagnies contre ma section ! [...] C’est alors que je m’aperçus qu’ils nous tournaient encore à droite et que nous allions être pris entre deux feux. Au milieu du bruit, j’eus bien du mal à faire faire face à quelques hommes de ce côté. Ce qui ralentit le mouvement de ceux qui nous tournaient. C’est à ce moment que je pris par la manche un Allemand en lui disant de faire face en avant. Je le prenais pour un Français. Couvret le tua… »

  • Leur Genevoix...

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    • Roger Soulas, de Meung-sur-Loire, retraité de l’Éducation Nationale, médaillé Jeunesse et Sports, ancien conseiller municipal à Huisseau-sur-Mauves, correspondant de presse, passionné de photo.

    En 1967, alors instituteur à l’école de Ménestreau-en-Villette, Roger Soulas remporte un prix en illustrant un texte de Maurice Genevoix sur la Sologne, écrit pour Visages de la France, un recueil d’évocations des régions françaises par des Académiciens.

    « Maurice Genevoix me demande ce qui me ferait plaisir. Je réponds rencontrer le secrétaire perpétuel de l’Académie française ! » Rendez-vous est pris. Roger Soulas a 32 ans, Maurice Genevoix près de 80. « Il m’a reçu longuement. Je l’ai écouté conter la Sologne. J’ai fait des photos… »

  • L’Orléanais Charles Péguy y a laissé sa vie

    Écrit par Olivier Rigaud. Publié dans CULTURE

    450 écrivains français sont morts pendant la Première Guerre, comme Alain Fournier. Certains juste à la fin, comme Guillaume Apollinaire, emporté par la grippe espagnole en novembre 1918. D’autres ont été blessés, tels Blaise Cendrars, Pierre Drieu la Rochelle ou Maurice Genevoix.

    Le centenaire de la Grande Guerre est donc aussi celui de la mort de l’écrivain Charles Péguy. Né à Orléans le 7 janvier 1873, engagé à gauche, partisan de Dreyfus, lieutenant de réserve, il est mobilisé le 1er août 1914 et affecté au 276e régiment d’infanterie. Le 5 septembre, il monte à l’assaut de Monthyon, près de Meaux, sans soutien d’artillerie. D’après l’ouvrage d’Yves Bourdon, Mon lieutenant Charles Péguy, paru chez Hachette dès 1916, l’Orléanais serait resté debout sous la mitraille alors que ses hommes lui demandaient de s’abriter.

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