Valérie Corre dénonce une remise en cause pure et simple de la réforme des rythmes scolaires

Écrit par Olivier Rigaud.

Valérie Corre, Députée du Loiret, regrette que l’un des premiers décrets du nouveau gouvernement Macron sur l’école vise à défaire sans évaluation ni concertation et en dehors de tout débat parlementaire les bases de la Refondation de l’école.

« Dans la mise en œuvre d’une réforme, le changement perpétuel ne peut plus être la règle, les équipes pédagogiques et les enfants ont avant tout besoin de stabilité et de continuité.

Il faut laisser le temps aux réformes de faire leurs preuves. Les nouveaux rythmes n’ont été généralisés qu’en 2014. Il n’y a donc que 3 ans de recul pour en évaluer les résultats.

 

Installer une nouvelle organisation a été difficile mais cette démarche a permis dans de nombreuses villes de créer un dialogue entre l’école, les communes, les parents et l’ensemble des partenaires éducatifs. Qu’en sera-t-il des associations et des animateurs ? des ATSEM formés et valorisés dans leur emploi ? Des familles qui s’étaient organisées avec leurs employeurs ?

4 séances de calcul mental au lieu de 5 ?

4 séances de grammaire au lieu de 5 ?

4 séances de langage oral au lieu de 5 ?

A quel moment dans cette valse, pense–t-on à l’intérêt de l’enfant, à son apprentissage ?

A quel moment doit–on s’inquiéter de voir donner le pouvoir aux communes de décider ce qui est bon ou non en matière pédagogique ? Parce qu’il ne s’agit plus uniquement de la mise en place de temps périscolaire mais bien de temps utile d’apprentissage. De plus, je crains que le gouvernement ne suspende les aides forfaitaires, ne laissant ainsi que peu de choix aux communes. »

La députée reste attachée à la Refondation de l'école, à ses nécessaires approfondissements (revalorisation des carrières et indemnités, réforme du lycée..), mais aussi à son indispensable évaluation.

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